II - La réalisation d’un OGM

Dans cette seconde partie, nous allons énoncer les différents procédés qui permettent aujourd’hui aux scientifiques d’obtenir des organismes génétiquement modifiés.

Ces procédés sont classés en deux catégories : les transferts directs et indirects.

Transferts directs :

Il existe plusieurs techniques de transfert direct : l’électroporation, la micro-injection et la biolistique.

Transferts indirects :
Il existe à l'heure d'aujourd'hui deux techniques pour pratiquer un transfert indirect : La transfection biologique et la lipotransfection .

Nous allons expliciter la méthode de l'électroporation à l'aide d'une maquette.

Les chercheurs souhaitent injecter des caractères spécifiques à une cellule végétale. Il veulent donc injecter un ou plusieurs gènes d'ADN à la cellule.

Tout d'abord, afin d'expérimenter cette méthode, les scientifiques doivent d'abord prendre une cellule végétale (elle possède donc une paroi squelettique). Afin d'injecter de l'ADN dans cette cellule, ils doivent affaiblir ses protections en supprimant la paroi squelettique. Il procède à cette première étape en effectuant une digestion enzymatique. Une enzyme est une molécule animal entrant en action lors de la digestion des aliments, permettant de « supprimer, séparer » les aliments, ici elle procède à la supression de la paroi. Ils obtiennent donc une cellule animale dépourvu de paroi squelettique, un protoplaste.
Si vous souhaitez plus de détails et d'explications sur les différents procédés de réalisation d'un OGM, consultez le site www.chimie-sup.fr/OGM.htm.

Puis, les scientifiques envoient des chocs électriques à la cellule dans le but d'affaiblir cette fois la membrane plastique afin d'injecter de l'ADN dans le noyau de la cellule, une fois la membrane déstabilisée, le choc ayant entraîné l'ouverture des pores membranaires, ils injectent dans le noyau le ou les gènes d'ADN voulus.

Cette manipulation est possible car le phénomène d’ouverture des pores est réversible. En effet si le choc électrique n'a pas été trop violent, la cellule peut alors reprendre son état initial (sa paroi squelettique se rereforme) Ils obtiennent donc une cellule végétale génétiquement modifiée.